Vendredi 22 septembre

  • 9h-10h30: Aziz Jellab, « Egalité des chances et justice scolaire »

Résumé: L’égalité des chances définit fondamentalement le principe sur lequel le système éducatif français s’est édifié, notamment à l’issue de différentes massifications qui se sont traduites à l’accueil de nouveaux publics, mais aussi par l’émergence de nouvelles interrogations et problématiques. Les sociétés démocratiques, et la France en particulier, connaissent des tensions, voire des contradictions car dès lors que l’égalité des conditions reste davantage un idéal qu’une réalité effective, il faut se demander dans quelle mesure les politiques peuvent réduire les inégalités et quelle attention doivent-elles apporter au sort des élèves les moins favorisés. Par ailleurs, dès lors que les sociétés démocratiques ont partie liée avec la pensée libérale, il devient difficile de penser la possible conciliation entre un regard tenant compte des conditions sociales assurant une égalité des chances, et une optique qui considère que ce sont les capacités, les choix et les potentialités de chaque individu qui déterminent sa position et ce qu’il devient.L’égalité des chances n’est pas l’égalisation des conditions mais plutôt une conception qui considère le monde social comme autant de possibilités, d’opportunités se présentant de manière égale aux individus. Cela suppose que les individus en quête d’un bien tel que le diplôme sont dans une compétition non faussée par les aléas tenant à des privilèges ou à un héritage culturel, matériel et symbolique. la démocratisation de l’école en France ne concerne pas seulement les grands principes appelant à l’envi à la réduction des inégalités de réussite. Elle réfère aussi au type même de relation qui doit gouverner la pédagogie et les interactions maître-élève. Il n'est alors pas étonnant de constater que la défense de l’égalité des chances et la lutte contre les inégalités scolaires qui doivent aux privilèges davantage qu’au mérite, suscitent en même temps des questionnements et parfois des polémiques dénonçant l’abandon de l’exigence intellectuelle et de l’effort. Pour nombre d’acteurs de l’éducation, une école exigeante et bienveillante à la fois serait inconcevable car la bienveillance signerait le déclin de l’autorité professorale.

Quand la notion de parcours se substitue à celle de projet, et lorsque l’on observe une reconfiguration de l’offre de formation qui, dans le même temps, ouvre des perspectives nouvelles, n’y a-t-il pas là une opportunité à saisir pour aider chaque élève, chaque jeune à s’émanciper intellectuellement et socialement ?
  • 10h45-11h05: Remise du prix ACOP-F 2017 de la vocation scientifique

  • 11h15-12H30: Table ronde « les nouvelles problématiques »

Radicalisation, influence d’internet et des réseaux sociaux, addictions…. Autant de sujets nouveaux qui  concernent les adolescents d’aujourd’hui et qui préoccupent parents et éducateurs quand ils sont mal connus et /ou mal maitrisés.

Ces thématiques figurent dans les missions rénovées des psychologues de l’éducation nationale.

Après la présentation de chaque intervenant pendant une dizaine de minutes nous tenterons d’identifier les signes qui permettent de nous mettre en alerte.

Madame Hagger KARREY psychiatre et psychanalyste nous apportera son approche analytique du phénomène de radicalisation religieuse chez les adolescents.

Monsieur Biloa Vincent : Educateur Spécialisé SLEA abordera sur le thème « Elever, éduquer, instruire à l’heure du numérique »,  les médias et la sexualité

Monsieur Paul Gonnet : Psychologue évoquera la problématique des addictions et son expérience dans la prise en charge des adolescents dépendants.

Nos différents intervenants seront interpellés  par Madame Christine Morin Messabel, Maîtresse de Conférences en psychologie sociale- directrice du Département Psychologie sociale et du travail à l’institut de psychologie de Lyon 2, sur le poids et l’impact du genre sur ces différentes problématiques.
  • 14h-15h: Pierre Bringuier « Les psychologues en établissement scolaire »

Résumé: La psychologie de l'éducation est une notion pertinente, elle délimite un champ de réflexion, de recherche, d'expérimentation et de transmission d'un savoir universitaire. Mais traduit-elle ce que sont et resteront les COP : des bricoleurs, des innovateurs dont l'Education nationale a tant besoin qu'elle les réquisitionne dès qu'elle se donne une nouvelle mission ?

Le terme de psychologues de la communauté éducative rendrait mieux compte du dévouement des collègues qui, au sein de leurs établissements, bonifient tout ce qui peut l'être par eux : les scolarités fragiles, l'éducation aux choix, la disponibilité des enseignants envers les élèves, la coopération école-familles...

Analysons leurs pratiques et esquissons ensemble un portrait (non officiel mais bien réel !) des psychologues en établissement qu'ils sont devenus.
  • 15h15: Discours de clôture

  • 16h: Présentation des JNE 2018, Sylvie Amici